Kinésithérapie. Pathologie du sport. Isocinétisme. Ostéopathie. Diététique.

  • Il s’agit très souvent du ligament croisé antéro-externe du genou. Plus rarement du ligament croisé postéro interne. Des lésions d’autres ligaments, collatéraux par exemple, et des lésions méniscales puis cartilagineuse lui sont fréquemment associées.

    Quelle soit totale ou partielle, cette rupture nécessite une prise en charge médicale (orthopédique) et une rééducation précoce et adaptée.


    Chez le sportif, la chirurgie est souvent envisagée (traitement orthopédique : ligamentoplastie). La rééducation est alors préopératoire afin de placer le patient dans des conditions optimales pour l’opération. Puis post opératoire afin de recouvrir un genou fonctionnel puis ramener le patient vers son sport.

    La chirurgie proposée est appelée ligamentoplastie. Elle consiste à prélever un tendon chez le patient et le réimplanter en lieu et place du ligament rompu. Il existe différentes techniques chirurgicales réalisées le plus souvent sous arthroscopie. Elles se différencient par la nature du tendon ou des tendons prélevés. Citons :

    • le DIDT (Droit Interne Demi Tendineux) qui consiste à prélever une partie des tendons du Droit Interne (un adducteur ) et du Demi Tendineux (un ischio-jambier)
    • le Kenneth-Jones (KJ) :prélèvement du tendon rotulien
    • le Lemaire : prélèvement du fascia-lata

    Le chirurgien choisira la technique qui lui semble la plus appropriée au cas rencontré. Un protocole précis et adapté à votre cas est remis à votre kinésithérapeute par le chirurgien afin de coordonner les soins et assurer une récupération optimale.


    Si l’instabilité du genou est modérée l’équipe soignante (médecin/chirurgien) décide alors de ne pas faire opérer le patient qui débute une phase de rééducation prolongée. Il faut alors muscler tout le membre inférieur du patient, lui redonner des qualités proprioceptives et dynamiques pour ensuite le ramener vers le terrain.

    Dans la rééducation des ruptures du ligament croisé, le traitement sur biodex occupe une place centrale dans le renforcement musculaire du sportif. Il constitue seulement une partie du traitement et intervient à un moment précis de la rééducation.

  • Quelles intéressent la cheville, le genou, le poignet, les doigts, le rachis cervical… Elles nécessitent le repos, le glaçage, une contention et une rééducation adaptée, précoce. Les délais de reprise varient selon la gravité de la lésion qui sera déterminée par le médecin.

    On défini la gravité d’une entorse selon l’atteinte des différentes structures lésées par le traumatisme :

    • Ligament
    • capsule
    • éléments osseux
    • surfaces articulaires

    En urgence
    Il faut glacer, immobiliser (attelle), mettre en décharge (cannes) et surélever le membre touché.
    Puis faire appel à un professionnel de santé : le médecin ou à défaut le kiné (sur place) pour mettre en place un premier diagnostic et orienter le traitement. La rééducation est systématique.
    La rééducation est essentielle afin d’éviter une impotence fonctionnelle et les récidives.
    La période d’immobilisation et sa nature sont déterminées par le médecin qui éclairera la plupart du temps son examen clinique par une échographie et une radiographie en première intention.
    Nous pouvons citer :

    • L’entorse externe de cheville (la plus fréquente, 60000 cas par jours en France, de gravité variable)
    • L’entorse du ligament croisé antérieur du genou (fréquente dans des sport avec pivot : football, ski, basketball..)
    • L’entorse cervicale (lors d’un accident de la circulation par exemple)

  • Classiquement dénommées tendinites par abus de langage, les tendinopathies ou pathologies du tendon, sont multiples et intéressent différentes structures de l’appareil tendino-musculaire.

    Suite à l’examen clinique du médecin, complété très souvent d’une échographie, la rééducation occupe une place primordiale dans le traitement de ces affections très fréquente chez le sportif mais aussi chez le travailleur manuel.

    Nous proposons un traitement par ondes de choc/massage transverse profond et travail sur Biodex?, associé à un traitement de physiothérapie et d’électrothérapie.
    La mise en place d’un programme étirement est aussi primordial.

    Il est évident que la correction des facteurs diététiques, l’hygiène de vie et la pratique du sport doivent être revu en détail.

    Nous pouvons citer pour les membres inférieurs:
    • Les tendinopathies du tendon d’Achille (nodulaire, fusiforme, péritendinite, calcification tendineuse, fissure...)
    • Les tendinopathies du tendon rotulien (pointe de rotule, corps du tendon, enthéspathie proximale sur la pointe de la rotule, enthésopathie distale sur la tubérosité tibiale antérieure)
    • Le syndrome de l’essuie-glace ou syndrome de la bandelette ilio-tibiale, intéressant le fascia-lata qui vient frotter sur le condyle externe du genou lors de mouvements répétés de flexion/extension du genou
    Nous pouvons citer pour les membres supérieurs :
    • Le tennis elbow ou épicondylite, intéressant l’insertion proximale des tendons des muscles épicondyliens au niveau du coude. Elle intéresse comme son nom l’indique les tennis man/woman, mais aussi bon nombre de sport de raquette, des travailleurs manuels…
    • Les tendinopathies de la coiffe des rotateurs (sus épineux très souvent)
    La prise en charge thérapeutique d’une tendinopathie doit prendre en compte son stade lésionnel, évalué par la classification de BLAZINA :

    Stade 1 : douleur en fin d'effort
    Stade 2 : douleur à l'échauffement, disparaissant à l'effort et réapparition en cas de fatigue physique
    Stade 3 :
    1. douleur permanente lors de l'effort avec diminution de la quantité et de la qualité de l'activité sportive
    2. douleur permanente interdisant l'activité sportive
    Stade 4 : rupture tendineuse
  • Voici un résumé simpliste des différentes atteintes musculaires pouvant toucher le sportif
    La classification est basée selon les stades de Rodineau
    Celle proposée ci-dessous est simplifiée:

    1. Bénins
      On retrouve par ordre croissant de gravité:
      • la crampe : contraction involontaire brutale douloureuse mais résolutive spontanément (quelques minutes)
      • la courbature : douleur musculaire survenant après l’effort (48 à 72 heures)
      • la contracture : contraction involontaire non spontanément résolutive (jusqu’à 5 jours)
        Des soins spécifiques sont pratiqués mais bien souvent seulement réservés aux sportifs de hauts niveaux bénéficiant d’un staff médical permanent, comme c’est le cas pour les clubs dont nous avons la responsabilité (club professionnels ou semi professionnel)
    2. Nécessitant impérativement un traitement de rééducation
      On retrouve par ordre de gravité croissant:
      • l’élongation : micro déchirure (effilochage) sans saignement
      • la déchirure : on parle de claquage quand le nombre de fibre rompue est peu important, et de déchirure s’il intéresse un grand nombre de fibre musculaire (saignement)
        Le délai de repos dépendra de l’importance de la lésion, de sa localisation et surtout de la qualité de la prise en charge médicale et de la rééducation précoce mise en place
      • la rupture : déchirure totale du muscle.

    Elles sont très fréquentes en pratiques sportives et nécessitent un diagnostic précis basé en premier lieu par un examen clinique rigoureux .Selon les lésions retrouvées il faut proposer une imagerie médicale performante qui confirmera ce diagnostic : en premier lieu l’échographie.

    L’important est d’adapter une rééducation spécifique efficace. Le but est le rétablissement le plus rapide en toute sécurité pour le sportif en évitant toute récidive. Trop souvent le repos est prescrit mais sans rééducation les récidives sont légions, claquage à répétitions… qui au final privent le sportif d’une partie de sa saison.

    Dans l’urgence : Glaçage, Décharge du membre selon l’impotence fonctionnelle rencontrée, Repos, Elévation du membre touché puis consultation médicale le plus rapidement possible.

    Dans ce cas la rééducation excentrique et concentrique sur biodex par exemple n’a plus à faire ses preuves au niveau mondial et offre des résultats excellents. C’est ce que nous pratiquons au sein de notre cabinet en lui associant d’autres thérapeutiques plus classiques mais tout aussi nécessaires.

  • Il existe de nombreux type d’étirements musculaires, qu’ils soient acifs, passifs , myo-fasciaux… Ils sont indispensables pour la préparation physique du sportif, pour la prévention des blessures, pour l’échauffement musculaire, la récupération et le traitement de nombreuses pathologies. Les étirements actifs correspondent à une contraction du muscle associée à son étirement. La méthode la plus connue étant le stretching.
    Les étirements passifs correspondent à la mise en tension musculaire à l’aide du poids du corps ou d’une tierce personne. On étire le muscle jusqu’à la sensation d’une légère tension pendant une trentaine de seconde en fonction du muscle étiré.
    Les étirements myo-fasciaux prennent en compte l’enveloppe des muscles ou fascia et correspondent à une approche plus globale du corps humain. Ces fasciae font le lien entre tous les muscles et créent ainsi des chaînes fasciales. Si cette enveloppe est trop raide le muscle ne pourra pas être étiré comme il faut. Il convient donc d’étirer un muscle (maillon de la chaine) par la mise en tension de toute la chaine fasciale.
    Ces différents exercices spécifiques doivent être correctement enseigné par le thérapeute afin que le patient puisse les pratiquer en toute sécurité.
  • Rééducation de la coiffe des rotateurs après chirurgie :

    Le traitement chirurgical des ruptures de la coiffe des rotateurs est proposé en cas d’échec du traitement fonctionnel. Chez l’adulte jeune et sur les ruptures traumatiques, une chirurgie est proposée d’emblée si la qualité du tendon le permet, elle évite ainsi la dégénérescence graisseuse et la rétraction tendineuse du muscle de la coiffe. L’immobilisation qui s’en suit se fait soit par une attelle d’abduction thoraco-brachiale soit par attelle de gerdy dite coude au corps, selon les tendons opérés et le type de suture.

    La rééducation se fait en plusieurs phases et s’étale de 6mois à 1an :
    • De J+1 à J+45 : La rééducation consiste à protéger la suture, limiter les phénomènes douloureux et éviter l’enraidissement. Elle peut être débutée seulement au 30è jour en cabinet selon les protocoles chirurgicaux. La mobilisation du membre supérieur est strictement passive et auto-passive en élévation antérieure principalement et en rotation selon les tendons suturés.L’éducation du patient est donc primordiale notamment pour les mouvements contre-indiqués et le travail auto-passif.
    • De J+45 à J+90 : La rééducation en actif aidé est débutée et évolue progressivement vers un travail actif en fonction de la récupération des amplitudes et de la douleur. Le but étant d’obtenir le maximum d’amplitude en passif comme en actif avec le minimum de douleurs à J+90.
    • A partir de J+90 : Le travail de récupération des amplitudes est poursuivie jusqu’à récupération complète de celles-ci. Le travail de renforcement musculaire et proprioceptif est débuté jusqu’à optimiser la récupération fonctionnelle de l’épaule.
    Rééducation de l’épaule instable opérée :

    L’opération chirurgicale a pour but d’éviter la répétition des épisodes de luxation ou de subluxations qui détériorent le cartilage. Elle permet de restaurer une bonne dynamique articulaire afin de permettre au patient sa reprise d’activité.

    Deux techniques sont proposées :
    1. La technique dite de Bankart consiste à suturer la capsule, les ligaments et le labrum
    2. La technique de la butée coracoïdienne vissée selon Latarjet consiste à mettre en place un bloc osseux en avant de la glène. Cette technique est plus invasive que la précédente mais la récidive de luxation est beaucoup plus rare.

    La rééducation se fait en trois phases :
    • De J+1 àJ+21 : Période d’immobilisation, la rééducation n’est pas encore débutée en cabinet. Le patient réalise de petits exercices type « pendulaire » pour éviter l’enraidissement de l’épaule et la compression nerveuse au niveau du coude. Le rôle du thérapeute est surtout un rôle d’éducation.
    • De J+21 à J+ 60 : Le but principal de cette phase est la récupération des amplitudes articulaires. Elle doit être prudente et non-douloureuse en particulier en rotation externe pour ne pas mettre de tension trop importante sur les sutures.
    • A partir de J+60 : Le travail de renforcement musculaire et de proprioception est débuté. Ce travail se fait d’une manière progressive et se fait plus tardivement sur les opérations de butée, notamment sur le renforcement du sub-scapulaire et des autres muscles s’insérant sur la butée, pour éviter les contraintes excessives sur la fixation de la butée. En général le renforcement musculaire est débuté autour du 3è mois.
    Plusieurs complications existent : - La capsulite rétractile : c’est un enraidissement douloureux de l’épaule qui nnécessite une prise en charge en rééducation beaucoup plus longue. La récupération de la fonctionnalité de l’épaule est cependant totale à la fin du traitement. - Lors des opérations de butée, il peut se produire une fracture, une mauvaise consolidation voire une disparition de celle-ci. La reprise chirurgicale est nécessaire. - Lors des opérations de Bankart, il existe un risque de récidive de luxation (15% en moyenne). Un reprise chirurgicale peut être alors envisagée selon la technique de la butée.
  • Cette spécialité permet de rééduquer toutes les pathologies concernant les enfants et nourrissons :
    • retards/anomalies du développement psychomoteur
    • Plagiocéphalie
    • torticolis congénitaux
    • atteintes du plexus brachial
    • infirmité motrice cérébrale
    • malformations/malpositions des pieds (pieds bots varus équins, matatarsus varus, pied talus, …)
    • traumatologie pédiatrique
    La rééducation de ces pathologies est basée sur des techniques douces reprenant les principes et étapes du développement psychomoteurs des enfants.
  • Cette technique permet de lutter contre les affections respiratoires diverses atteignant les enfants et nourrissons. La plus connue et fréquente, notamment en saison hivernale, est la bronchiolite. Cette dernière est une infection aiguë saisonnière des voies aériennes inférieures des nourrissons de moins de 2 ans.
    Ces techniques permettent donc :
    • un désencombrement des voies aériennes des nourrissons et enfants et donc une amélioration de leur capacités respiratoires
    • une éducation thérapeutique aux parents afin de prévenir les affections

    La kinésithérapeute dédiée à cette spécialité est adhérente au réseau ARBAM PACA.
    Vous pouvez retrouver le planning des gardes des week ends sur leur site : www.arbam.fr